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Pilote d'avion citerne


Survoler le danger

Lorsqu’un feu d’envergure survient, dans une forêt ou à la suite d’un accident, les pilotes d’avion-citerne sont appelés d’urgence pour limiter les dégâts et aider à éteindre l’incendie. Leur fonction consiste à survoler de très près les flammes et la végétation qui les entoure afin d’y déverser de l’eau. Ils doivent se ravitailler à la surface des plans d’eaux environnants. Seule une mince proportion de pilotes possède les aptitudes nécessaires pour pratiquer ce métier très exigeant qui comporte une multitude de risques.


Une concentration à toute épreuve!

Les pilotes d’avion-citerne font face à de nombreux dangers. D’abord, manœuvrer ce lourd appareil chargé d’eau à basse altitude est un risque en soi. Ensuite, les turbulences atmosphériques provoquées par les incendies et les vents forts nuisent aux conditions de vol. Le relief du sol peut aussi s’avérer un risque additionnel lorsqu’il est inégal, montagneux ou parsemé de crêtes rocheuses. La présence sur le terrain de lignes électriques constitue un autre écueil. Finalement, l’omniprésence de la fumée, parfois d’une densité aveuglante, est certainement la pire menace que les pilotes doivent affronter!


Dextérité et attention

Pratiquer le métier de pilote d’avion-citerne exige une dextérité hors du commun! Lors du remplissage des réservoirs, le pilote doit se montrer capable d’amerrir sur les plans d’eau les plus proches, qui sont parfois exigus et très difficiles d’accès. Lors du déversement de l’eau, le pilote doit encore faire preuve d’une grande minutie, car un tiers du liquide doit atteindre le feu et les deux tiers restants sont réservés à imbiber le couvert végétal. Malgré l’épaisse fumée qui réduit considérablement la visibilité, les pilotes doivent toujours éviter de déverser l’eau sur les pompiers au sol, des incidents qui peuvent s’avérer fatals pour ces derniers.


Partager le ciel

Une autre épreuve pour les pilotes d’avions-citernes consiste à partager l’espace aérien avec d’autres appareils lors d’incendies de forêt de grande ampleur. Le ballet qui s’opère dans le ciel enfumé est dirigé par un responsable, installé dans un avion d’observation. Son rôle est le même qu’une tour de contrôle, c’est-à-dire organiser les opérations en évitant les collisions. Dans leur avion-citerne, les pilotes doivent être continuellement concentrés sur les directives, en plus de procéder à des tâches complexes.

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Métier : Pilote d'avion citerne

Envolez-vous pour aider à éteindre d’intenses brasiers.

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Des incendies de forêt désastreux

Au cours des 25 dernières années, le Canada a connu en moyenne 8 300 incendies de forêt par an, avec une superficie brûlée d’environ 2,3 millions d’hectares. La foudre est à l’origine d’environ la moitié de ces feux de forêt et de 85 % de la superficie brûlée.


De longues heures de vol!

Un pilote peut survoler un feu pendant plus de 8 heures d’affilée et effectuer jusqu’à 60 largages d’eau. Ces longues journées à effectuer des dizaines d’allers-retours entre le lieu d’incendie et le point d’eau le plus proche sont extrêmement exigeantes physiquement et psychologiquement.


Attention, largage imminent!

Lorsque vient le temps de larguer l’eau le plus près possible d’un feu, les pilotes doivent être très prudents. Le changement de masse rapide de l’appareil amène son lot de contraintes. En effet, ce type d’aéronef peut larguer 6 tonnes d’eau en seulement 1,2 seconde! Le remplissage sur un plan d’eau, pour sa part, ne prend qu’une douzaine de secondes.


Une passion parfois fatale…

Les difficultés reliées au pilotage et les contraintes importantes auxquelles font face les pilotes d’avion-citerne accentuent la fréquence des accidents. Depuis l’apparition des CL-215, en 1969, des accidents ont malheureusement été recensés en France, au Canada, en Espagne, en Grèce et en Italie. Jusqu’à présent, 28 accidents impliquant des CL-215 sont survenus et ont fait 45 victimes.

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Ressources et formation

Au Québec, les pilotes qui souhaitent être aux commandes d’un avion-citerne doivent avoir accumulé une solide expérience en tant que pilote de brousse sur des appareils de type Cessna-185 Beaver ou Twin Otter sur flotteurs. Au moment de l’embauche, la formation initiale pour les pilotes d’avion-citerne consiste en 60 heures de théorie, 8 heures sur le dispositif d’entraînement de vol et 5 heures sur les appareils en vol réel.

Les pilotes reçoivent chaque année une formation théorique récurrente d’une durée de 40 heures. Cette formation est ensuite suivie d’une certification sur dispositif d’entraînement de vol de huit heures et de deux heures en vol sur les appareils. Au total, environ 120 heures de vol sur les appareils sont dispensées pour l’ensemble des pilotes annuellement.

Transports Canada est responsable de la délivrance des licences de pilotage.

Le Service aérien gouvernemental (SAG, ministère des Transports du Québec) bénéficie d’un dispositif d’entraînement de vol dans ses installations. Il s’agit du seul organisme au Québec à posséder un tel dispositif, certifié annuellement par Transports Canada. Les autres provinces du Canada utilisent les dispositifs du SAG ou ceux de l’Ontario pour donner la formation à leurs pilotes. La formation aux pilotes est dispensée exclusivement dans les locaux du Service aérien gouvernemental (SAG). Enfin, le SAG exige aussi à l’embauche quelques-uns des critères suivants : un minimum de 2500 heures de vols certifiés dont un minimum de 1000 heures à titre de commandant sur flotteurs, une licence canadienne valide de pilote de ligne, une forte expérience de pilote d’hydravion, etc.

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Cégep de Chicoutimi

On y offre un DEC en pilotage d’aéronefs permettant de devenir pilote d’avion multimoteur, pilote d’hélicoptère, pilote de brousse, etc.

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Cégep John-Abbott

On y offre une AEC en « programme de gestion en aviation pour pilote commercial » en collaboration avec Laurentide Aviation et Aéro Club Montréal.

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Institut Grasset

On y offre une AEC en « pilotage professionnel d'aéronefs ».

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Collège Laflèche

On y offre une AEC en « pilotage professionnel d'aéronefs ».

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